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Radiothérapie Flash par électrons : L’Institut Curie et Thales s’associent pour créer une filière industrielle française

Thales et l’Institut Curie annoncent le lancement d’un partenariat d’envergure visant à étudier et mettre en œuvre la radiothérapie Flash en utilisant des électrons de très haute énergie (VHEE). Identifié comme priorité nationale dans le Contrat Stratégie de la Filière (CSF) des Industries et Technologies de Santé, l’objectif est de créer une filière française et européenne de la thérapie Flash …

Radiothérapie Flash par électrons : L’Institut Curie et Thales s’associent pour créer une filière industrielle française
«L’enjeu sera d’arriver à réunir le financement nécessaire pour un passage à l’échelle industrielle afin d’éviter que cette innovation née en France ne soit développée ailleurs», ajoute le Professeur Alain Puisieux, directeur du Centre de recherche de l’Institut Curie. L’institut Curie et Thales travaillent avec les pouvoirs publics afin d’inscrire le financement de cette plateforme dans le cadre des fortes ambitions du plan France 2030 en matière de technologies médicales de rupture.

Thales et l’Institut Curie annoncent le lancement d’un partenariat d’envergure visant à étudier et mettre en œuvre la radiothérapie Flash en utilisant des électrons de très haute énergie (VHEE). Identifié comme priorité nationale dans le Contrat Stratégie de la Filière (CSF) des Industries et Technologies de Santé, l’objectif est de créer une filière française et européenne de la thérapie Flash VHEE, souveraine et leader dans le monde, pour soigner les malades du cancer, défi majeur de santé publique des 30 prochaines années.

Radiothérapie : la révolution du « Flash »

Découvert en 2014 dans les laboratoires de l’Institut Curie par l’équipe du Dr. Vincent Favaudon, l’effet « Flash » suscite un véritable changement de paradigme en radiothérapie. Depuis la découverte des vertus médicales de la radiothérapie, il a toujours été nécessaire de fractionner une irradiation thérapeutique en plusieurs séances pour limiter ses effets secondaires. Grâce à des rayons très intenses délivrés en moins d’une seconde, cette technique à ultra-haut débit de doses détruit les cellules tumorales tout en épargnant les tissus sains. Si les prochaines étapes de recherches valident de futures applications cliniques, la radiothérapie Flash pourrait s’avérer révolutionnaire pour le traitement du cancer. «La mise en place d’approches innovantes réduisant la sensibilité des tissus sains à l’irradiation permettrait d’augmenter la dose de rayonnement délivrée à des tumeurs hautement résistantes tout en réduisant considérablement le nombre de séances de traitement. C’est aussi l’opportunité de traiter des cancers aujourd’hui impossibles à traiter par radiothérapie», explique le Pr Gilles Créhange, chef du département d’oncologie radiothérapie de l’Institut Curie.

A ce jour, l’effet « Flash » a déjà montré son efficacité pour la prise en charge de patients dans le cadre de traitements cutanés avec l’utilisation d’accélérateurs d’électrons de basse énergie. Des travaux sont en cours pour de potentielles applications en radiothérapie intra-opératoire. En associant l’effet « Flash » avec une source d’électrons de très haute énergie, cette nouvelle modalité offrirait la possibilité de traitements de radiothérapie externes pénétrant en profondeur les tissus humains et permettant ainsi de cibler des tumeurs profondes et éviter de lourdes opérations chirurgicales.

Créer une filière française et européenne de thérapie Flash VHEE

Identifié comme priorité nationale dans le Contrat Stratégique de la Filière (CSF) des Industries et Technologies de Santé, l’objectif est de développer une filière industrielle française de la thérapie Flash VHEE pour, demain, soigner davantage de cancers et limiter les séquelles.

Berceau de la radiothérapie depuis plus de 100 ans, l’Institut Curie a toujours été à la pointe de l’innovation dans ce domaine, disposant d’un plateau technique parmi les plus performants d’Europe sur son site d’Orsay au cœur de l’Université Paris Saclay. Structurant également d’autres partenaires, cette filière industrielle d’excellence sera en mesure d’assurer la souveraineté de la France dans le domaine du traitement du cancer, considéré aujourd’hui comme le défi majeur de santé publique des 30 prochaines années. Ce projet d’envergure portera sur plusieurs années et s’articule en deux temps à savoir définir et standardiser la modalité Flash VHEE, d’ici 2026 et déployer les installations de VHEE Flash dans les hôpitaux, d’ici 2028.

Développer la première plateforme au monde pour mener les essais cliniques chez l’homme

Le partenariat entre l’Institut Curie et Thales, qui associe également d’autres acteurs, prévoit la création d’une plateforme permettant de définir cette nouvelle modalité, d’identifier les indications prioritaires et de dérouler un programme complet de recherche médicale. Sa construction est envisagée au cœur du site de l’Institut Curie à Orsay, unique site en France dans un cadre clinique en mesure d’accueillir un tel équipement. Cette plateforme Flash VHEE permettra la démonstration de la pertinence de la technique chez l’homme, jalon essentiel vers l’accès à un dispositif médical et son déploiement dans tous les hôpitaux. Cette première mondiale assurera le maintien de la position et du leadership Européen autour de cette technologie née en France. Ambitieuse et pionnière, cette collaboration représente la première étape vers l’assurance de disposer des dernières innovations technologiques et médicales au service de la lutte contre le cancer.

«Les estimations d’augmentation du nombre de cas de cancer sur les prochaines décennies imposent de rechercher des approches plus efficaces et moins coûteuses pour le système de santé que celles dont nous disposons ou qui sont en cours de développement. La radiothérapie Flash VHEE a le potentiel de répondre à ce cahier des charges exigeant» déclare le Professeur Steven Le Gouill, directeur de l’Ensemble hospitalier de l’Institut Curie.

«L’enjeu sera d’arriver à réunir le financement nécessaire pour un passage à l’échelle industrielle afin d’éviter que cette innovation née en France ne soit développée ailleurs», ajoute le Professeur Alain Puisieux, directeur du Centre de recherche de l’Institut Curie. L’institut Curie et Thales travaillent avec les pouvoirs publics afin d’inscrire le financement de cette plateforme dans le cadre des fortes ambitions du plan France 2030 en matière de technologies médicales de rupture.

ParLa rédaction
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