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Rapport IGAS-IGF : Les pharmacies d’officine alertent sur l’urgence d’une réforme structurelle

Le rapport conjoint de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’Inspection générale des finances (IGF), rendu public le 7 mai 2026, dresse un constat préoccupant sur la situation économique du réseau officinal français. Les données présentées confirment une dégradation continue de la rentabilité des pharmacies au cours des dix dernières années, dans un contexte de hausse des …

Rapport IGAS-IGF : Les pharmacies d’officine alertent sur l’urgence d’une réforme structurelle
Selon le rapport, le taux de rentabilité médian des officines a reculé de trois points en une décennie. L’excédent brut d’exploitation (EBE) a diminué de 11 %, tandis que le taux de marge a chuté de dix points. Dans le même temps, la rémunération des pharmaciens titulaires a baissé de 15 % en euros constants et les charges de personnel ont progressé de 66 %. Entre 2017 et 2024, le nombre d’officines a également reculé de 9 %.

Le rapport conjoint de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’Inspection générale des finances (IGF), rendu public le 7 mai 2026, dresse un constat préoccupant sur la situation économique du réseau officinal français. Les données présentées confirment une dégradation continue de la rentabilité des pharmacies au cours des dix dernières années, dans un contexte de hausse des charges et de fragilisation de l’accès aux soins.

Selon le rapport, le taux de rentabilité médian des officines a reculé de trois points en une décennie. L’excédent brut d’exploitation (EBE) a diminué de 11 %, tandis que le taux de marge a chuté de dix points. Dans le même temps, la rémunération des pharmaciens titulaires a baissé de 15 % en euros constants et les charges de personnel ont progressé de 66 %. Entre 2017 et 2024, le nombre d’officines a également reculé de 9 %.

Pour l’USPO, ces indicateurs traduisent une fragilisation durable du maillage officinal, avec des conséquences directes sur l’accès aux soins. Le rapport souligne que 10 % de la population française se situe désormais à plus de quinze minutes d’une pharmacie et que les fermetures concernent majoritairement des communes rurales.

Le document confirme également qu’une baisse du plafond des remises sur les médicaments génériques, envisagée en 2025, aurait entraîné une perte estimée à 500 millions d’euros pour les pharmacies d’officine.

Au-delà du constat économique, les inspecteurs pointent les limites des dispositifs actuels de soutien et recommandent l’ouverture d’une négociation structurelle sur le modèle de rémunération des officines. L’objectif serait de découpler davantage la rémunération des pharmaciens des volumes et des prix des médicaments afin de sécuriser durablement l’activité.

Le rapport appelle également à renforcer l’encadrement des intermédiaires de la distribution pharmaceutique, notamment les groupements et centrales d’achat, dont le rôle croissant dans la chaîne de valeur suscite des interrogations sur l’indépendance des officines et l’équilibre concurrentiel du secteur.

Face à ces constats, l’USPO demande l’ouverture rapide d’un avenant structurel afin de préserver un réseau officinal considéré comme essentiel à la souveraineté sanitaire et à la proximité des soins.

ParLa rédaction
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